Au début du XVII siècle, la première femme de Henri IV, la Reine Margot, fait raser les immeubles situés aux environs de l'actuel quai Malaquais pour y ... [en savoir plus]
Installé au 3 quai Malaquais dès la fin du XVIIIe siècle, le libraire-imprimeur Charles-Frobert Patris se ... [en savoir plus]
Au XIXe siècle, l'activité portuaire reste vivace comme en témoigne cette gravure faite d'après un tableau du ...[en savoir plus]
Première page du journal créé par René Muffat. Ce libraire-éditeur s'adonne à la critique littéraire et évoque parfois ...[en savoir plus]
De 1895 à 1940, la famille Lemasle, originaire de Coutances en Normandie vend surtout des ouvrages...[en savoir plus]
En 1932, Jean Renoir, fils du peintre Auguste Renoir, tourne au 3 Quai Malaquais le film Boudu sauvé des eaux ...[en savoir plus]
Lucien Desalmand, originaire d'Arenthon, en Haute-Savoie - ce qui explique le nom de la galerie - est ...[en savoir plus]
Arenthon aujourd'hui ...[en savoir plus]
On distingue nettement les quais qui ne réussissent pas toujours à empêcher les débordements de À cette date, la Tour de ... [en savoir plus]
À l’ombre de l'Académie française, au point même où la rue de Seine rejoint les quais, la Galerie Arenthon présente sa façade vert bouteille aux flâneurs de la rive gauche. En face, de l'autre côté du fleuve, le Musée du Louvre qui fut longtemps la résidence des rois de France ; à quelques centaines de mètres en aval, le Musée d'Orsay où sont exposées les oeuvres majeures du XIX- siècle; tout près, le quartier Saint-Germain et le quartier latin chers aux intellectuels. Nous sommes au cœur de ce qui fut pendant des siècles et de ce qui demeure le foyer de la vie intellectuelle et artistique de la France.

Au XV et au XVI siècle, le quartier était plutôt mal famé, sans doute du fait des activités portuaires toutes proches. Le quai Malaquais, c'était, à l'origine le « mauvais quai », ce qui n'empêcha pas les « promoteurs » de l'époque d'y construire abondamment. Mais, en 1606, Marguerite, première femme de Henri IV, la Reine Margot, fit tout raser pour y installer sa résidence et ses jardins. Dès lors, cette portion de la rive gauche devient un lieu où souffle l'esprit. Malherbe, Honoré dUrfé, Théophile de Viau, en particulier, sont les habitués de la Reine Marguerite.

Le somptueux palais de la reine sera vendu peu après sa mort et les promoteurs reprendront possession du quartier, mais ces lieux continueront d'attirer les hommes d'esprit et bientôt les marchands d'art et les libraires. Au 3 quai Malaquais, à l'emplacement même de la Galerie Arenthon, naît, en 1734, Claude-joseph Dorat, un poète dont certaines anthologies conservent encore le souvenir. Pendant la période révolutionnaire, un libraire, Charles-Frobert Patris est déjà installé à la même adresse. Il publie et diffuse surtout des livres se rapportant aux sciences et aux techniques ainsi que des ouvrages sur les langues étrangères. Durant tout le Xix, siècle, de nombreux peintres résideront et travailleront au 3 quai Malaquais. Le baron Alexandre de Humbold, voyageur et savant allemand y séjournera aussi.

En 1866, un libraire-éditeur nommé Bachelin-Deflorenne s'installe dans l'actuelle boutique. C'est un homme de métier très compétent si l'on en juge par ses catalogues conservés à la Bibliothèque Nationale. Il vendra, en particulier, la bibliothèque de Sainte-Beuve. L'endroit est très fréquenté et tout ce que Paris compte de têtes pensantes vient fouiller dans les rayons de Bachelin-Deflorenne. Victor Hugo, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Zola, Flaubert et bien d'autres ont certainement hanté ces lieux. Anatole France, habitant du quartier, arrondit ses ressources d'étudiant en réalisant pour ce libraire-éditeur des travaux de bibliographie. Bachelin-Deflorenne le récompensera en publiant l'un de ses premier livres, un travail critique sur Vigny

A la même époque, toujours au 3 quai Malaquais, mais sans doute sous le porche, réside un autre libraire, René Muffat, éditeur de L'ami des livres, un journal qui lui permet de faire, à la fois, de l'humour et de la publicité.

Depuis cette époque et sans interruption, la boutique du quai Malaquais abrite des libraires, mais elle va progressivement se spécialiser dans le livre d'art, la gravure et la lithographie. Cette orientation participe d'une évolution d'ensemble qui tend à faire de ces lieux privilégiés le quartier par excellence des amateurs de livres et d'estampes.

Le 3 quai Malaquais a eu aussi son heure de gloire dans l'histoire du cinéma français. C'est en ces lieux, en effet, que jean Renoir tourna, en 1932, Boudu sauvé des eaux, dont la vedette était Michel Simon. Le propriétaire de la librairie, M. Lestingois, un petit bourgeois n'écoutant que son courage, sauve de la noyade Boudu-Michel Simon et le recueille sans prévoir que sa petite vie tranquille s'en trouvera bouleversée.

Aujourd'hui, Lucien Desalmand, à la suite de Patris, Bachelin-Deflorenne, Muffat, Lemasle, Dumesnil, Adler, Mazo, Lebouc, continue une activité à la fois commerciale et culturelle qui constitue un complément précieux aux grands musées tout proches. Dans cette galerie, dont les murs appartiennent à la Ville de Paris, se conciliant heureusement avec une prédilection pour l'art moderne...

Une tradition se maintient.
Au XVI siècle, il n'est pas question de Quai Malaquais puisqu'il n'y a pas encore de quais. Des champs avec des meules de foin s'étendent à ... [en savoir plus]
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